« L’essentiel est un presque rien, une chose légère entre les choses légères…»
A l’image du poète Emmanuel Godo, touchée par la fragilité de notre environnement, Nadia Roger-Jullien se laisse porter par ces paysages du quotidien, ces presque rien que le regard distrait néglige, et cherche à transmettre ne serait-ce qu’une infime partie du miracle de ce monde. Elle utilise le procédé argentique, en altérant volontairement ses négatifs par suppression ou/et ajout de matière, ce qui crée une distance avec le sujet photographié, mais qui pour elle peut tout aussi bien symboliser l’effacement de la mémoire que la destruction réelle des créatures les plus fragiles.
Initiée à la photographie argentique en noir et blanc dès le milieu des années 90, Nadia Roger-Jullien a conservé depuis lors ce mode d’expression, en passant au format 6×6. Inspirée par la technique du vitrail et les procédés anciens, il lui arrive de superposer à ses tirages une aquarelle, pour produire des images en couleur.







